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Porto

Célèbre vin doux fortifié du Portugal, connu sous le nom de sa ville d’export, le Porto est produit à partir d’un assemblage de cépages du haut-Douro, région située à 80 km de la côte, et d’eaux-de-vie pendant la fermentation pour obtenir un vin sucré et opulent.
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Les origines du Porto

La production du vin démarre au Portugal le long du fleuve Douro avec l’installation des Romains autour du 2ème siècle avant JC. Une activité qui va prospérer au fil des siècles notamment avec l’avènement du Royaume du Portugal en 1139.

Les Britanniques et les Portugais développent leurs échanges commerciaux, permettant de dynamiser l’export de la production de vins, en échange de la morue salée appelée bacalhau au Portugal. Dès 1386, le traité de Windsor rapproche les deux pays et garantit des droits équivalents pour leurs marchands respectifs, accélérant les échanges.

Les Portugais profitent par la suite des mésententes entre Français et Anglais pour se rendre incontournables et développer toute la popularité du Porto.

En 1667, le premier ministre du Roi Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, restreint les importations britanniques vers la France. En guise de représailles, L’Angleterre du Roi Charles II bloque les exportations de vins français. Les Anglais se tournent alors vers le Portugal pour s’approvisionner davantage et notamment à travers leur production de vins de la vallée du Douro.

Les vins du Douro étaient alors, et aujourd’hui encore, acheminés en fûts vers les villes de Porto et Vila Nova de Gaia sur la côte par rabelos, des petits bateaux. Ils partaient ensuite pour un long périple vers l’Angleterre. Pour permettre au vin portugais de supporter cette traversée maritime entre les deux royaumes, un peu d’eau-de-vie ou de brandy était ajoutée avant le voyage.

Au cours du 18ème siècle, les méthodes de production du Porto évoluent. L’eau-de-vie est systématiquement ajoutée au moût en cours de fermentation, et non plus juste avant l'expédition. Cette technique dite de mutage, est définitivement adoptée par l’ensemble de la profession aux alentours de 1850 et permet de produire les grands Portos que nous connaissons aujourd’hui, des vins sucrés et riches en alcool.

Les fûts de Porto sont d’ailleurs très populaires dans le processus du vieillissement du whisky et d’autres eaux-de-vie.

Les différents types de Porto

Le Porto Rouge : un vin riche avec des arômes plus ou moins fruités de cerise, pruneaux et fruits rouges. L’ensemble s’accompagne de notes légèrement épicées.

Le Porto Ruby : c’est un vin qui est généralement élevé moins de trois ans avant sa mise en bouteille. Alcool non millésimé.

On trouve également du Porto Ruby Reserve qui est un assemblage de vins de meilleure qualité avec un élevage jusqu’à 5 ans qui donne des arômes plus intenses et complexes.

Le Porto LBV (Late Bottled Vintage : mise en bouteille tardive) : des vins utilisés pour son assemblage qui proviennent d’une même année de production. Il est vieilli entre 4 et 6 ans en foudre avant de passer en bouteille.

Le Porto Tawny : plus légers, avec une robe claire, à déguster sans attendre après l’embouteillage. Un vin à servir frais. C'est le Porto le plus consommé en France.

On retrouve également des Tawny Reserve, assemblage de vins vieillis pendant au moins 7 ans et dont l'oxydation estompe les arômes de fruits au profit des fruits secs, du café, du caramel et du chocolat.

Les plus curieux trouveront également des Portos Tawny millésimés. Les vins sont vieillis en fûts de bois pendant 10, 20, 30 ou 40 ans… et développent des arômes de noisettes et de caramel.

Le Porto Blanc : un vin fortifié qui est réalisé à partir de cépages blancs avec davantage de notes fruitées et généralement moins d’alcool que les autres Portos.

Bon à savoir : le Porto continue à vieillir en bouteille et peut se bonifier. En vieillissant, des dépôts se forment, il faut donc décanter son porto avant de le servir.

 

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